COMMENTAIRE DE L’EVANGILE DU DIMANCHE 10 FEVRIER 2019/ « Sur ton ordre, je vais jeter les filets »

que leurs filets se déchiraient. Lorsque Jésus donne, c’est toujours en abondance. même s’il faut parfois pêcher longtemps !

Nous connaissons bien ce fameux récit de la pêche miraculeuse. Les évangiles nous en donnent d’ailleurs deux versions. Aujourd’hui est proclamée celle de Luc où l’événement se produit au début de la vie publique de Jésus et où le rôle de Pierre est confirmé : «Désormais, ce sont des hommes que tu prendras». L’autre récit se trouve dans l’évangile de Jean (Jn 21, 1-19) et survient après la résurrection. Il met également en évidence le rôle de Pierre, mais Jésus ne lui dit plus qu’il deviendra pêcheur d’hommes. Il l’invite plutôt à devenir le berger de ses agneaux.

Nous avons parfois l’impression que Dieu est muet et qu’il ne communique pas avec nous. Une femme disait : «Le Bon Dieu, il est comme mon mari, il est sourd et n’entend jamais ce que je lui dis. En plus, il est muet comme mon psychologue, il ne parle jamais et me laisse raconter mes histoires.»

En fait, Dieu nous écoute et nous parle. Il nous invite constamment à mettre sa parole en pratique.

L’évangile de la pêche miraculeuse commence par un constat d’échec. Découragé, Pierre se rend compte que lui et ses compagnons ont travaillé en vain : «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre»

Nous connaissons bien ce genre d’expériences dans nos vies : échecs dans notre mariage, dans l’éducation des enfants, dans notre vie professionnelle, dans les résolutions que nous prenons et ne tenons pas… Personne n’est exempt de ces défaites pénibles et humiliantes.

Il en est de même pour notre Église qui vit des moments de crise et de revers cuisants. Il y a le scandale des pédophiles, la fermeture et la vente des églises, l’insuffisance des prêtres et le vieillissement de ceux qui restent, l’éloignement des enfants qui ne fréquentent plus les sacrements, les adultes qui «ne pratiquent plus», etc.

Souvent, nous sommes découragés devant le peu d’enthousiasme des chrétiens à rendre certains services communautaires essentiels. On a besoin de bénévoles, de marguilliers, de catéchètes et tellement peu de gens répondent à l’appel. Devant ces réalités, nous sommes tentés de démissionner et de baisser les bras.

La parole de Jésus aujourd’hui est une invitation à la confiance : «avancez en eau profonde et jetez les filets…» C’est maintenant, en pleine crise, au milieu de la tempête, que Jésus nous invite, avec Pierre, à avancer en eau profonde et à reprendre le travail. C’est le cœur de notre page d’évangile. Fatigué, découragé, sachant très bien qu’on ne pêche pas le jour, Pierre fait quand même confiance au Seigneur et accepte de lancer ses filets : «Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ton ordre je vais jeter les filets.»

Le vrai miracle de l’événement qui nous est raconté n’est pas que les filets soient remplis à craquer, c’est que, sur la parole du Christ, Pierre ait accepté de faire confiance, d’avancer en eau profonde et de recommencer à pêcher.

Seigneur, sur ta parole je reprendrai courage, je mettrai toutes mes énergies et toutes mes ressources à ta disposition sur le plan familial, éducatif, culturel, politique, économique, afin d’apporter ma petite contribution à notre monde contemporain.

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