PSAUME DU JOUR

Père, viens me chercher

Psaume 102

Ant: Seigneur, entends ma prière, ne me voile pas ton visage.

Père, écoute-moi bien te prier:
je voudrais que mon cri te rejoigne vraiment !

Ne me cache pas ta présence
alors que je suis dans la détresse.

Écoute-moi bien, Père, et réponds-moi
en ces jours où je fais appel à toi !

Ma vie s’évapore comme une fumée,
on dirait un brasier qui se réduit en cendres.

Mon cœur est séché comme l’herbe coupée;
je n’ai plus le goût de manger.

À force de me lamenter sur mes malheurs,
je n’ai plus que les os et la peau.

Je suis comme la tourterelle
qui roucoule tristement, cachée dans son arbre,
comme le hibou figé au milieu des ruines.

Je n’arrive plus à dormir et je me sens
comme un oiseau solitaire sur un toit.

Tout le jour, je suis harcelé par le mal:
il est en moi et tout autour;
il se tient à ma porte et menace de me détruire.

C’est un pain quotidien qui a goût de cendres;
mon breuvage a saveur de larmes.

J’ai l’impression que tu es en colère contre moi
et que tu m’as rejeté loin de toi.

Ma vie est aussi vide qu’un ombrage,
je suis en train de sécher sur place.

Ant. Écoute, Seigneur, le cri des malheureux.

Pourtant toi, Père, tu es là pour toujours,
les siècles sont traversés de ta présence.

Il est temps de voir à tes enfants par amour,
il est grand temps d’en avoir pitié:
oui, le temps est arrivé !

Ta famille n’existe que par survie
et son délabrement fait pitié.

Les nations prendront au sérieux ton nom, Père,
de même que tous les puissants de la terre,
quand tu rebâtiras ta famille dans l’amour,

quand tu ne sembleras plus rejeter sa prière
et qu’au contraire, tu l’accueilleras.

Nous écrirons cela pour nos descendants;
toute la famille dira sa joie au Père:

 » Il est devenu l’un des nôtres,
sa divinité a passé sur la terre

pour y entendre les gémissements des malheureux
et pour nous libérer de la mort.

 » On clamera le nom du Père dans la famille;
sa louange éclatera partout

quand se rassembleront les enfants de partout
pour vivre avec le Père dans sa Maison.

Ant. Seigneur, tu as fondé la terre.

Un jour, mes forces ont faibli en pleine course;
ma vie risquait d’être abrégée.

Alors, j’ai dit:  » Père, ne me laisse pas manquer ma vie !  »
Toi, tu existes depuis toujours et pour toujours.

Autrefois tu as fabriqué la terre et façonné les cieux.
Tout cela finira par périr, mais toi, tu resteras;

Ils s’useront tous comme un vêtement
et tu les remplaceras comme un habit;
ils céderont selon ton projet.

 » Voilà comment nous te percevons: tu n’as pas de fin.
Tu établis tes enfants en une grande famille
avec des descendants que tu garderas devant toi. »

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