NECROLOGIE/ Vincent Lambert est mort

« Vincent est décédé à 8H24 ce matin » au Centre hospitalier de Reims, a indiqué son neveu François ce jeudi 11 juillet. Après des années de lutte, les parents de Vincent Lambert avait reconnu dans une lettre publiée le 8 juillet que « la mort de Vincent est désormais inéluctable ». En effet, à la suite de la décision rendue par la cour de cassation vendredi 28 juin, le médecin de Vincent Lambert a engagé mardi 2 juillet un nouvel arrêt des traitements.
« C’est maintenant le temps du recueillement, de la compassion et de la prière pour Monsieur Vincent Lambert », a réagi Mgr Aupetit ce 10 juillet, invitant les prêtres à célébrer la messe à son intention, « en le confiant au Seigneur, Dieu de miséricorde ». Un appel qu’a également lancé Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

Mgr Michel Aupetit

@MichelAupetit
Message de Mgr Aupetit aux prêtres de Paris au sujet de M. Vincent Lambert :

Mgr Dominique Rey
@MgrDominiqueRey
C’est dans le recueillement et la prière que nous pouvons accompagner la lente agonie de Vincent Lambert. Je suggère aux prêtres du diocèse de Toulon de célébrer la messe à son intention

Le pape François s’est également exprimé sur Twitter, appelant à prier « pour les malades abandonnés et qu’on laisse mourir ». « Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, de son début jusqu’à sa fin naturelle, sans choisir qui est digne ou non de vivre », a également rappelé le souverain pontife.

Pape François

@Pontifex_fr
Prions pour les malades abandonnés et qu’on laisse mourir. Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, de son début jusqu’à sa fin naturelle, sans choisir qui est digne ou non de vivre. Que les médecins servent la vie, qu’ils ne la suppriment pas.

Les évêques de France s’étaient déjà exprimés fin mai sur le cas de Vincent Lambert s’interrogeant sur ce que signifiait « l’honneur d’une société humaine ». Il appartient à la condition de l’homme et à sa grandeur d’avoir à mourir un jour », soulignent ainsi les évêques. « Il est bon de s’en souvenir en un temps où certains réclament le droit de mourir quand et comment ils le choisissent tandis que des prophètes du transhumanisme annoncent la fin de la mort ».

Mais « c’est l’honneur d’une société humaine que de ne pas laisser un de ses membres mourir de faim ou de soif et même de tout faire pour maintenir jusqu’au bout la prise en charge adaptée. Se permettre d’y renoncer parce qu’une telle prise en charge a un coût et parce qu’on jugerait inutile de laisser vivre la personne humaine concernée serait ruiner l’effort de notre civilisation. La grandeur de l’humanité consiste à considérer comme inaliénable et inviolable la dignité de ses membres, surtout des plus fragiles. »

« Quarante-cinq ans après la loi Veil qui permet de tuer des enfants handicapés jusqu’au jour de leur naissance, la loi Léonetti permet de tuer des adultes handicapés avant même les jours de leur vieillesse. »
En persistant dans la décision d’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert, malgré les injonctions de l’Onu, la France a pris une décision logique, explique Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans Valeurs actuelles : l’inverse aurait supposé de “consacrer le droit à la vie comme une liberté à ‘valeur suprême’”, et donc de remettre en cause les lois Veil et Leonetti.
« Faire respecter la vie des personnes fragiles devient une exception au droit de les faire mourir qui devient la règle. (…)
Le rédacteur de ces lignes, à travers la fondation Jérôme Lejeune, a créé la plus importante consultation médicale d’Europe dédiée aux personnes handicapées mentales. Il observe avec inquiétude le vieillissement accéléré de cette population et la faiblesse croissante de la prise en charge publique. De même qu’il sait par expérience que les enfants handicapés ont été les premières victimes de l’avortement, il a de bonnes raisons de redouter que les adultes handicapés vieillissants ne soient les premières victimes de l’euthanasie. »

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*