L’IRAN/ « Une erreur fatale pour les USA » ?

« Le projet de tension avec l’Iran est la pire erreur commise par les États-Unis », estime l’éditorialiste du journal Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan.

Atwan croit que les dirigeants britanniques n’avaient pas pris au sérieux les déclarations du Leader de la Révolution islamique à propos de l’arrestation du pétrolier Grace 1 à Gibraltar jusqu’à ce que les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) aient arraisonné le pétrolier britannique Stena Impero au détroit d’Hormuz pour avoir violé les règlements internationaux de la navigation maritime.

« Le gouvernement britannique a arrêté le pétrolier Grace 1 à Gibraltar sur l’ordre du président américain Donald Trump sans que le pétrolier ait commis la moindre infraction à la loi, et l’arraisonnement du pétrolier britannique au détroit d’Hormuz peut être maintenant un levier de pression pour que Londres libère immédiatement le pétrolier qu’il a arrêté à Gibraltar », estime Atwan.

Contrairement aux dirigeants américains et occidentaux, les Iraniens tiennent leur parole lorsqu’ils disent qu’ils ne resteront pas les bras croisés face aux actions hostiles contre leurs intérêts nationaux.

Atwan a ajouté : « Les porte-avions américains ne font pas peur aux Iraniens, qui ne se mettent à la table des négociations que lorsqu’ils en définissent eux-mêmes les conditions. Ils n’ont pas hésité à abattre un drone d’espionnage américain qui avait violé l’espace aérien de leur pays et ils ont tenu leur parole quand ils ont dit qu’ils réduiraient le niveau de leur engagement dans le cadre de l’accord nucléaire en représailles au non-respect de cet accord par les Européens. »

Quant à la tension actuelle dans la zone maritime du golfe Persique et du détroit d’Hormuz, l’éditorialiste de Rai al-Youm souligne que le spectre de l’insécurité ne pèse sur cette région qu’après le retrait unilatéral des États-Unis du Plan global d’action conjoint (PGAC) sur le nucléaire iranien et la reprise des sanctions contre Téhéran.

« L’administration Trump interdit aux pays souverains comme la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud ou la Turquie d’acheter du pétrole à l’Iran et maintenant elle propose la formation d’une coalition internationale pour assurer la sécurité de la navigation au détroit d’Hormuz, dont le vrai objectif est d’empêcher l’acheminement du pétrole iranien vers le marché mondial », ajoute Atwan.

L’auteur critique ensuite l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis parce qu’ils sont les seuls États à avoir répondu affirmativement à la demande de Washington pour créer cette soi-disant coalition internationale, d’autant plus qu’aux yeux de Trump ce projet ne serait qu’un nouveau prétexte pour traire davantage « la vache à lait saoudienne » selon l’expression du président des États-Unis.

Dans une autre partie de son article, Abdel Bari Atwan essaie de présenter l’élément principal de la puissance iranienne : « L’Iran est puissant non seulement parce qu’il possède des missiles balistiques de haute précision, des drones ou des vedettes rapides, mais aussi parce que, contrairement à leurs adversaires occidentaux, les dirigeants iraniens ont prouvé qu’ils sont capables de prendre la bonne décision au bon moment. »

P.

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